Nous identifier à notre enfant est la 3ème habitude la plus courante, selon moi, qui réduit la croissance de l’enfant.

Dès sa naissance, l’enfant s’identifie à ses parents. Ce passage est inévitable au développement identitaire de l’enfant. Il a besoin de ressentir son appartenance à sa famille pour se rassurer, se reconnaître.
En revanche, entretenir cette identification peut réduire l’enfant et l’empêcher de faire ses expériences, de développer son esprit critique. Comment ?
Insister sur notre ressemblance en l’appelant « mini me », lui donner trop vite notre avis sur un sujet au lieu de lui poser des questions pour qu’il se fasse une opinion personnelle ou lui confier qu’à l’école, nous étions nul-le en math.
(C’est ainsi que l’enfant va se dire : « maman était nulle en math. Donc je suis nulle en math, normal ! » et ne va même pas faire d’effort.)
Ce que l’on demande aux enfants dans le programme scolaire est toujours à leur portée et ils sont capables d’accomplir de grandes choses quand on les aide à se déployer.
J’ai l’intime conviction que tous les enfants peuvent réussir bien qu’ils aient chacun leur parcours dans l’apprentissage. Pour certains cela ressemble à une jungle dans laquelle il faut tracer sa voie à la machette. Pour d’autres, c’est une balade de santé dans un jardin bucolique mais la réussite n’est pas une action, c’est une habitude !

Offrir à nos enfants leur autonomie affective est le premier pas. Alors, après les avoir aidés à se reconnaître dans ce qui nous ressemble, aidons-les en nous reconnaissant dans ce qui nous distingue, avec amour et humour. 😉